22 novembre 2009

Fragments du Semainier de 1969

ESSAI DE TRADUCTION FRANCAISE par Philippe Billé D’UN CHOIX DE FRAGMENTS EN ESPAGNOL DU SEMAINIER DE L’AN 1969, d'ALBERT CARACO : Page 19 (« Rehuso aviarme… ») :    Je refuse de me résigner au déshonneur de l’esprit français et je me tiens à l’écart du troupeau de ces intellectuels, qui profitent de tout et ne sont bons à rien. Nous jouissons ici d’un statut, certes, mais cela semble faux : ce qui fut privilège est devenu charge, puisque le statut permet de réduire au complet silence ceux qui osent rester isolés. Celui... [Lire la suite]
Posté par Ph B à 07:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 novembre 2009

Portrait de l'auteur

PORTRAIT DE L'AUTEUR (Dans son Semainier de l'incertitude, écrit en 1968 (et paru à L'Age d'Homme en 1994), Albert Caraco a inséré ici et là  un "Portrait de l'auteur" (donc de lui-même) en diverses langues, parmi lesquels un en espagnol page 144, dont voici un essai de traduction par Philippe Billé.)     Je suis méprisant de nature et je ne m’intéresse pas aux gens, je ne regarde presque personne et mes yeux passent à travers tout. Nul ne peut m’offenser, je suis si flegmatique que les éloges ne... [Lire la suite]
Posté par Ph B à 08:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
25 novembre 2009

Portrait de l'auteur

ESSAI DE TRADUCTION par Philippe Billé d'un «PORTRAIT DE L’AUTEUR» figurant en anglais pages 142-143 du SEMAINIER DE L’INCERTITUDE (1968).       Je suis un puritain et je méprise la débauche, je ne goûte jamais la Vie, que j’appelle fornication et que je tiens pour Maladie, j’évite donc celles qui la portent, à savoir les femmes, car nul Bien ne peut venir de créatures vouées aux impulsions charnelles, et qui même chantent les louanges de leur propre servitude. Le mariage est à mes yeux la plus... [Lire la suite]
Posté par Ph B à 08:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
08 décembre 2009

Dix fragments du Semainier de l'agonie

DIX FRAGMENTS ESPAGNOLS DU SEMAINIER DE L’AGONIE (1963)d'Albert Caracotraduits par Philippe Billé. Page 86 (Semaine du 4 au 10 mars) : «Ya no puedo morir…» Je ne peux plus mourir, et demain il ne restera pas un recoin où il me soit possible de me cacher. Devant mes yeux s’ouvre le chemin qui ne finit jamais et qui emporte tout, je donne jour à mon éternité et je me fais concept, je sors de moi aliéné par moi-même, l’arc brisé, la flèche tirée. Pages 106-107 (Semaine du 18 au 24 mars) : «Así... [Lire la suite]
Posté par Ph B à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]